Dans le cadre d’un événement du Programme de mentorat de la Gouvernance au Féminin, qui a eu lieu dans les locaux de KPMG à Montréal le 10 avril, l’invitée de marque Micheline Bouchard a partagé conseils et expérience avec un public principalement composé de mentors, mentorées et membres des 5 différents comités de l’organisme.

Une pionnière dans le monde des CA

Madame Bouchard, qui fut nommée à 30 ans présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, a siégé à son premier CA, celui de Canadair (une société d’État depuis acquise par Bombardier) en 1984. Elle compte depuis 27 CA à son actif et a été témoin privilégiée d’une présence féminine accrue depuis l’époque de Canadair, où elle était la seule femme à la table. Elle siège présentement aux conseils d’administration de TELUS, d’Investissement PSP, de la Fondation canadienne pour l’innovation et du Forum International des femmes.
Auparavant elle a siégé au sein des conseils d’administration d’Harry Winston Diamond, Home Capital, Sears Canada, Corby Distilleries, Banque nationale de Paris, Ford, London Insurance Group, pour ne nommer que ceux-là.

L’importance d’être « visiblement compétente »

L’expérience et la longue feuille de route de Madame Bouchard lui ont permis de faire plusieurs constats en ce qui a trait aux conditions de succès dans les aspirations pour les femmes à devenir administratrice au sein d’un conseil. « Le fait d’avoir acquis, de par mon titre de présidente de l’Ordre à un âge relativement jeune, une certaine notoriété a certes joué en ma faveur à l’époque, a-t-elle souligné. Il est donc selon moi important d’être connue, reconnue pour ses compétences et son leadership, voire être perçue comme une sommité dans son domaine. »
Ces conditions sont cependant loin d’être les seules. « Il ne suffit pas d’être compétente, il faut surtout être visiblement compétente, a-t-elle insisté. En d’autres mots, il faut savoir s’entourer et faire circuler son nom. Connaître et se faire connaître. D’où le rôle essentiel que joue le réseautage. » Selon Madame Bouchard, on ne peut espérer atteindre les hautes sphères corporatives ou accéder à une place sur un CA uniquement par soi-même. Il faut aussi pouvoir compter sur des alliés, des promoteurs, des gens qui croient en nous. « Si on ne nous découvre pas, tout ce qu’on accomplit, toutes nos forces et habiletés ne peuvent nous servir », croit-elle.

S’impliquer dans la communauté

Autre condition sine qua non : savoir développer d’autres habiletés, notamment en s’impliquant dans la communauté. « Non seulement une telle implication aide-t-elle à développer davantage ses qualités de leadership, mais cela s’inscrit encore une fois dans la notion de réseautage, a-t-elle indiqué. On peut imaginer, par exemple, un poste à combler sur un CA, où l’un des membres propose votre nom. Un autre pourrait répondre en disant qu’il vous connaît, car il est impliqué avec vous dans un organisme communautaire – et voilà tout à coup que vous partez avec une longueur d’avance. »
Madame Bouchard a terminé en recommandant de limiter son implication à trois CA maximum. « Le temps et le travail requis sont tout de même considérables, a-t-elle rappelé. Il faut pouvoir maîtriser nombre de dossiers, se renseigner sur les industries, participer à des comités – tout cela en gérant sa carrière et sa vie familiale. » Et tout cela sans compter que, comme elle l’a rappelé, la notion d’engagement lorsqu’on siège sur un CA est particulièrement fondamentale.
Rédacteur en chef : Rock Pinard

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